Difficile de croire à la simplicité ?

Difficile de croire à la simplicité ?

Cette semaine était la semaine sociale pour moi. Lundi avec  » Pratiques sociales » sur  » Le travail entre contrainte et invention » et Jeudi avec l’ANAS, Association Nationale des Assistants de service Social ( www.anas.fr) sur le thème de la « prévention de la désinsertion professionnelle ».

Le temps passant mon entourage parvient à me persuader que la simplicité, la synthèse et la concision pour présenter le concept de désir de travail valait mieux que l’exhaustivité parfaite et l’imparable cohérence dans le moindre détail.

Comme je n’avais que 45 minutes à ma disposition, j’ai dû obtempérer. L’organisation parfaite, un animateur (breton de Brest) talentueux (donc) et un public très chaleureux, ont fait que j’ai pu vérifier facilement l’impact positif de l’épuration d’une idée nouvelle.

Mais j’ai pris conscience au moment même où je faisais mon travail d’exposé que le « Désir de travail » lui aussi permettait de simplifier et synthétiser la constante complexité de présentation avec laquelle est servie la litanie « risques psycho sociaux, stress, burn-out, climat social, absentéisme, incertitude économique, conflits » et j’en passe, présentation qui parvient vite à rendre confus puis à accabler inutilement ceux qui se consacrent au problème.

Personne ne semble pouvoir croire facilement que la notion de « Désir de travail » simplifie l’approche, ni que le recours à l’identité professionnelle permet de proposer des solutions opérationnelles accessibles. Et pourtant c’est vrai !

Il y a deux raisons à cette incrédulité (momentanée, espérons le) :

  1. La nécessité d’un « pas de coté » important,  pour voir les choses autrement, en intégrant la dimension de l’inconscient au travail.
  2. Le refus d’intégrer le temps pour comprendre, temps que personne ne veut prendre.

C’est peut être un prix trop élevé ?

Il l’est moins que les centaines de milliers d’euros dépensés à vérifier en vitesse avec des questionnaires sans surprises, que le travail pose des problèmes de communication, de coopération et de reconnaissance.

Étonnant non ?