Au déconfinement, quand une bonne partie des salariés va rentrer qu’est-ce que je dois leur dire, ou leur écrire…?

D’ailleurs dire ou écrire ? Quelle est la meilleure façon de communiquer ?


Une semaine avant la reprise « d’aménagement du confinement … Le 5 Mai, au cours d’une visioconférence pour la réunion plénière du CJD de Lorient, nous avons tenté de répondre aux questions et préoccupations des 34 dirigeants présents. Les questions portaient essentiellement sur la communication et le moral des troupes. Je donnerai une question et sa réponse par jour, face à l’urgence … (Q4)

Merci à Pascale Goyat, CJD, DRH et consultante, pour son invitation et ses talents d’intervieweuse.


Les deux mon général ! Ce que je veux dire c’est qu’en tout état de cause, il ne faudra pas se dire « on verra bien ». Il faudra avoir préparé, un peu sa réflexion, et répondu à part soi, aux questions suivantes, qui ne seront jamais posées peut-être mais feront partie du message contenu par tous les autres messages opérationnels :

  • Qu’est-ce que je veux vraiment, là maintenant à cette période, pour l’entreprise ? Puis je le dire sans réticence ? Est vrai ce authentique, ou manipulatoire ?
  • Quelles sont mes deux ou trois priorités (pas plus) il est préférable de savoir, de connaître, d’identifier et dire LA priorité,
  • Qu’est ce qui m’inquiète (1 seul point principal),
  • Quels sont tous les points qui me rassurent dans la situation ?
Checklist in Cockpit with Captain and Co-Pilot | Colorado Sands ...
Bonjour, ici votre commandant de bord, nous allons pouvoir repartir très bientôt…

Sans mentir il faudra faire baisser le niveau d’anxiété en rappelant qu’il y a une direction claire, un pilote dans l’avion et un projet dont il sera possible de discuter et qu’on aménagera ensemble.

La grogne ou l’opposition face à cela sont des restes d’anxiété qui vont diminuer progressivement si on maintient et si on inscrit la direction claire, les pilotes présents, les projets à aménager.

A ce prix-là on aura fait du Covid une épreuve partagée c’est-à-dire une aventure.

Cela étant dit il faut se rappeler que l’engagement, l’implication, le désir de travail a besoin d’une « inscription » quelconque. Pour répondre à la question on peut donc dire qu’il faut inscrire, tout cela non pas comme un nouveau règlement, mais surtout co-écrire, sur un mode contrat, reconduit encore et encore jusqu’à la fin de la crise.

C’est à ce moment seulement qu’on saura si la crise Covid19 aura été une aventure, certes mais surtout une aventure « apprenante », pleine d’enseignement. La tentation du « exactement comme avant », du « retard à rattraper » est forte, alors l’écrit contractuel progressif est un bon outil, qui rassure autant que l’espoir du « comme avant », mais est plus constructif et dynamique.


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A partir de lundi je dois répondre à deux défis : les impératifs clients et les contraintes des salariés. Je commence par quoi ?


Une semaine avant la reprise « d’aménagement du confinement … Le 5 Mai, au cours d’une visioconférence pour la réunion plénière du CJD de Lorient, nous avons tenté de répondre aux questions et préoccupations des 34 dirigeants présents. Les questions portaient essentiellement sur la communication et le moral des troupes. Je donnerai une question et sa réponse par jour, face à l’urgence … (Q3)

Merci à Pascale Goyat, CJD, DRH et consultante, pour son invitation et ses talents d’intervieweuse.


« Les employées en premier, les clients ensuite » de Vineet Navar

Tu connais peut- être ou tu as entendu parler du mouvement « EMPLOYEES first » de Vineet Nayar. C’est simple, ce patron Indien propose non pas une nouvelle échelle de considération, mais il prétend que des employés dont on a considéré les besoins psychologiques et relationnels seront spontanément positifs, proactifs et performants avec les clients.

Si comme employé, on me considère comme une personne humaine, je vais avoir tendance à faire de même avec le client plutôt que cracher dans sa soupe pour consoler ma mauvaise humeur liée au sentiment de faire partie des riens du tout…C ‘est quelqu’un du pays des « intouchables » qui a mis ça en œuvre.

L’expérience est facile à mettre en œuvre. Si on a fait attention à vous, vous aurez envie de sourire authentiquement et spontanément, et les personnes avec lesquelles vous interagissez souriront à leur tour. On aura donc tendance à agir positivement à l’égard de tout le monde.

Simpliste ? Pas tant que ça. En tout cas ça marche parfaitement pour les dimensions morales et psychologiques dont je parlais tout à l’heure.

Donc, pour moi, il faut commencer par les salariés, et vérifier très régulièrement qu’ils possèdent tout ce qu’il faut pour savoir maintenir un lien au travail positif. Du coup on n’aura pas à faire des formations sur « Le comportement à avoir vis-à-vis des autres après le COVID 19 ».

Les clients et fournisseurs, vous le savez perçoivent immédiatement la nature du moral des troupes dans l’entreprise Et ils considèrent tout de suite que l’attitude qu’ils remarquent au moment de l’achat ou de la livraison est un message qui les concerne et qui s’adresse à eux. Ils achètent ou fournissent des produits et services mais aussi de la relation humaine et du regard, de la considération, du respect.

Ces ingrédients ne se fournissent pas sur commande… car ils sont issus d’un terreau qu’il faut préparer et l’entretenir très proprement, pour que ce soit disponible toujours, dans toute l’entreprise.

Alors voilà, pour connaître l’ordre des priorités suivez mon conseil et surtout celui de Vineet Nayar : les salariés d’abord…

Attention pour autant, cette attitude n’est pas une attitude morale, au nom d’une norme du bien et du mal. Je ne dis pas qu’il faut être GENTIL avec les uns pour qu’ils soient GENTILS avec les autres. Je dis seulement que tout le monde doit être « considéré » c’est-à-dire qu’il a droit à une parole claire et authentique. Pour considérer les employés, faisons l’effort d’être clairs et de dire les choses.

Je n’ai rien contre la gentillesse mais la clarté, le respect, la référence à la loi sont prioritaires.  


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Et après ? Comment mobiliser les équipes dans la durée et s’assurer de leur engagement ?


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Cette question n’aurait normalement besoin d’aucun virus pour être posée, elle devrait s’imposer en permanence à tous ceux qui implicitement ou explicitement ont un impact sur le Désir de travail d’un autre ou de plusieurs autres, binôme, chef d’équipe, responsable de service, directeur, dirigeant, chef d’entreprise. 

Cela dit, tu as raison d’y insister, la sortie de « crise » réclame non pas de créer ce désir de travail, car selon moi il est déjà là de façon profonde et ancienne chez tout le monde mais réclame d’en prendre soin

Donc, virus ou pas, (mais encore plus avec virus) pour mobiliser les équipes dans la durée et s’assurer de leur engagement il faut :

Être toujours attentif à l’évolution du Moral des troupes.

Une des solutions : La démarche iXa, pour mesurer le « moral » des troupes

Je reviens un peu là-dessus parce que c’est quelque chose de fondamental qu’on fait toujours au pifomètre. Il faudrait faire ça beaucoup plus sérieusement et régulièrement.  

Fondamental parce que sans le désir franc de travailler (désir dont je parlais tout à l’heure), il n’y aura ni mobilisation, ni engagement. 

Ne craignons rien, Le désir ne meurt jamais, donc pas de soucis, il ne mourra jamais, mais il est sensible, très sensible à l’ambiance, il est aussi très réactif, très craintif, très vite décontenancé, et il a besoin de valeurs pour être nourri et pouvoir avancer. Le moral des troupes se nourrit avec des valeurs, des mots et des projets, des relations équilibrées, et des structures neutres, en tout cas sans malveillance. 

Je reviens aussi sur le pifomètre. Cette nécessaire mesure du moral des troupes on la fait au pifomètre aussi parce qu’on nous a enseigné, de façon fausse que c’était le seul instrument valable au nom de l’intuitu personæ et de la variation permanente et sacrée du vécu individuel. Or il ne s’agit pas de ça du tout. Le moral collectif est orienté de façon positive ou négative en fonction de 21 critères. Point. Donc, il est parfaitement possible d’en connaître le niveau, de cette ambiance, et mettre en place facilement des petits appareils qui mesurent ça en permanence. En attendant d’en mettre un en place posons-nous au moins la question il est comment le moral collectif en ce moment ? 

Ne jamais séparer l’individu et le collectif

Ne jamais séparer l’individuel et le collectif

Cela permet de sauvegarder l’engagement et la mobilisation Il faut garder le regard large, s’intéresser en même temps au chef et à son équipe, au membre de l’équipe et à ses collègues, s’intéresser aux personnes en même temps qu’à leurs groupes référents, l’équipe à laquelle ils appartiennent au sein de l’entreprise.  

Donc mobiliser les équipes et s’assurer de leur engagement c’est faire un peu plus ce qu’on ne fait que rarement, s’intéresser au moral collectif encore plus qu’au bien-être individuel. C’est la meilleure manière de tout prendre en compte.      


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