Comment créer les conditions d’une reprise réussie ?

Merci à Pascale Goyat, CJD, DRH et consultante, pour son invitation et ses talents d’intervieweuse.


Une semaine avant la reprise « d’aménagement du confinement … Le 5 Mai, au cours d’une visioconférence pour la réunion plénière du CJD de Lorient, nous avons tenté de répondre aux questions et préoccupations des 34 dirigeants présents. Les questions portaient essentiellement sur la communication et le moral des troupes. Je donnerai une question et sa réponse par jour, face à l’urgence … (Q1)


Le 11 mai une bonne partie de l’économie et des entreprises va repartir. Mais il y aura un avant et un après ; et l’après se prépare maintenant.

Alors, comment créer les conditions pour que le jour 1 tout fonctionne ?

La « chance » dans le malheur, c’est que tout s’est arrêté pendant deux mois mais tout ne s’est pas effondré pour autant. Donc on peut garder l’idée que ça va redémarrer rapidement. Stop and Go. C’est un soulagement.

Car on a le sentiment que c’est à notre portée, si on n’est pas trop indisciplinés d’une part, et s’il y a du matériel sanitaire en quantité suffisante, d’autre part. L’indiscipline je ne sais pas, mais les masques, ce n’est pas un objectif inatteignable, pas mal de gens se sont mobilisés pour ça. Il y a une volonté réelle de se donner les moyens de redémarrer dans la population active, dans les entreprises et cela est perceptible, y a l’envie…c’est ça la chance.

La « malchance » si on peut le dire comme ça, est que, justement parce que ça ne s’est pas effondré, on ne prendra pas vraiment le temps de penser ou de faire différemment, de rebâtir avec une autre perspective. Ce n’est pas détruit, on aura donc juste envie de se retrouver comme 2 mois avant, à gérer ce qu’on a l’habitude de gérer : courses du samedi, tourisme de masse, production en hausse, gaspillage comme mode de vie, mouvements sociaux continus, bref, nos petites affaires quoi ! et de la façon qu’on connaît déjà, un peu, avec des avancées lentes et progressives qui ont démarré il y a déjà 30 ans ! C’est la part de « malchance ».

Pensez à la différence entre les effets d’une inondation momentanée, limitée, et à ceux d’un grave tremblement de terre.

Dans le premier cas l’eau baisse rapidement on pleure (ça en rajoute !), on nettoie, on change les meubles et on garde la maison. La chance, d’un certain point de vue. Mais en fait il aurait fallu commencer déjà à penser à s’installer ailleurs. On ne le fait jamais, sauf manu militari.

Pompéi et son volcan, le Vésuve : une histoire qui finit mal

Dans l’autre cas, le grave tremblement de terre, eh bien… On fait Pompéi, le village et ses ruines serviront de musée, on change d’endroit, on change de Monde on a tout perdu, on va poursuivre son existence en habitations alternatives mais on évolue vers quelque chose de différent puis on se rend compte qu’on a progressé.

Le jour 1 comme tu dis, tout ne va pas fonctionner pile poil d’un claquement de doigts. Pour créer les conditions favorables il faudra juste se rappeler que l’envie est là, c’est l’essentiel, et je pense que cela permettra de compenser un peu l’indiscipline naturelle de notre peuple dit « gaulois ». Je fais confiance au fait que nécessité fera loi.

Créer les conditions pour que ça fonctionne c’est prendre conscience et être sûrs que l’envie est là, que le désir existe.

Il ne faut pas décevoir ce Désir, et pour cela,  il y a deux obligations majeures :

  1. Parler : échanger, écouter plus.
  2. Faire confiance : déléguer davantage, laisser venir et laisser s’inventer les propositions en collectif.  

Alors ça n’aura pas été une crise pour rien. Bref, c’est là ma réponse, pour que ça fonctionne il faut dans les entreprises profiter massivement de la marge de manœuvre qui s’est entrouverte pour parler plus et partager davantage.


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2 commentaires

  1. Bonjour, j’apprécie particulièrement cette façon de voir les choses ! Oui c’est peut-être être une « malchance » qu’il n’y ait pas eu effondrement, mais on peut décider de l’imaginer et faire comme s’il avait eu lieu !

    Réponse

  2. […] Je reviens aussi sur le pifomètre. Cette nécessaire mesure du moral des troupes on la fait au pifomètre aussi parce qu’on nous a enseigné, de façon fausse que c’était le seul instrument valable au nom de l’intuitu personæ et de la variation permanente et sacrée du vécu individuel. Or il ne s’agit pas de ça du tout. Le moral collectif est orienté de façon positive ou négative en fonction de 21 critères. Point. Donc, il est parfaitement possible d’en connaître le niveau, de cette ambiance, et mettre en place facilement des petits appareils qui mesurent ça en permanence. En attendant d’en mettre un en place posons-nous au moins la question il est comment le moral collectif en ce moment ?  […]

    Réponse

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